1 métier = 1 revenu

Photo Marchés d'Asie.

Photo Marchés d’Asie.

Les orphelins de Sittwe que nous rencontrions étaient inquiets de l’avenir. Ils disaient par exemple, « je voudrais être médecin, ou avocat, mais je sais que ce n’est pas possible. Si j’avais seulement un métier, je pourrais gagner ma vie. »

Nous avons demandé à des artisans s’ils voudraient bien former un jeune sans travail. Cinq artisans qui faisaient un métier choisi par les jeunes (tailleur et ferblantier), ont d’emblée accepté de prendre un jeune en formation. L’association Marchés d’Asie a payé le matériel nécessaire, les vêtements de pluie, chaussures et vélo et 5 d’entre eux ont bénéficié d’une formation.

Cinq jeunes ont démarré et utilisent leur savoir, fabriquent de petites choses, cousent quand ils en ont l’occasion. Quatre ont quitté la région, l’un d’entre eux a repris sa formation, et travaille maintenant, précaire mais autonome. De leur côté, les artisans, contents de l’expérience, ont tous repris des stagiaires, et la pratique s’est étendue à tous les artisans de la rue ! Ils font partie de notre réseau, fabriquent les prototypes de jardinières, socles de poubelles urbaines, moules à briques….

Pour en savoir plus :
• La parole aux précaires
• Le système de santé en Birmanie
• Les sanctions économiques
• La pauvreté vue par… Amartya Sen
• Deux Prix Nobel face à la pauvreté : M. Yunus et J. Stiglitz
• Les migrants de Birmanie