Taungoo en forêt

Fin de la route

Fin de la route

Le camp des éléphants

Le bus express me dépose à deux heures du matin à Taungoo où je rejoins la Myanmar Ha Hla « La beauté Birmane »; la nuit est courte : on me réveille à six heures, l’immigration exigeant sans retard une copie de mon passeport. De retour du marché, on m’apprend qu’une camionnette va partir pour le camp des éléphants. La propriétaire enfourne le petit déjeuner dans mon sac à dos et m’emmène à l’arrêt avec un jeune garçon, Maung Lwe, 13 ans, sensé me servir de guide. A l’entrée de la forêt, la camionnette s’arrête pour une offrande aux nats et le chauffeur dépose dans chacun des autels un gros bouquet de bâtons d’encens qu’il allume un à un. Plus loin, c’est à mon tour de donner un droit d’entrée au bureau du Ministère des forêts (3 $, avec l’appoint !)…

C’est à la guest-house Myanma Ahla, que l’on peut facilement avoir les horaires des voitures se rendant au camp des éléphants. Pour le reste, logement et repas, il n’y aura pas de choix.

Taungoo : à Taungoo, vous arriverez en voiture privee – 100 dollars, ou en bus – 10 dollars

Sur le bord de la rivière Bago Yoma, quelques huttes se sont construites. La maison de thé à l’entrée du village fait office de restaurant.

http://www.focusbirmanie.org/un-anti-guide/taungoo-et-le-camp-des-elephants/

Jolie pagode de Kaunghmudaw, à l’extérieur de la ville
Bus de et vers Bago, Hpa Han, Kalaw, Mandalay, Rangoon

Guest-houses : Myanmar Beauty Guesthouse 2, 3 et 4, un peu à l’extérieur. Mother’s house Hotel, 12 $.
Restaurant : Yangon Food Villa, Bo Hmu Po Khun road ; ou  Myat Guest house, market street, rudimentaire, 12 $ ou Smile hotel, Bogyoke road, 24 $.

Restaurant : Yangon Food Villa, Bo Hmu Po Khun road

3 heures de voyage nous amènent au bout de la route et nous continuons à pied. Les bambous, une variété du moins, sont en fleurs. Sur le bord de la rivière Bago Yoma,  quelques huttes se sont construites, permettant le transit des voyageurs. Le bateau à moteur, négocié à un prix exorbitant par Maung Lwe, nous dépose sur la rive boueuse après un court trajet ; de grosses bulles de gaz remontent et éclatent bruyamment à la surface du fleuve.

Nous marchons une demi-heure avant de voir le camp. La maison de thé à l’entrée du village nous sert du riz et des œufs frits. Le camp, nous dit-on, a été attaqué hier par des braconniers et les cornacs, par un mot à leur oreille, ont envoyé les éléphants loin en forêt. Je ne les verrai pas, à moins de rester 3 jours.

On me montre ma chambre : une hutte en bambou, ouverte sur un côté et dont les murs ne dépassent pas un mètre de haut. J’installe la moustiquaire pendant que commence un défilé d’enfants rieurs. Maung Lwe, dont je suis censée payer la nourriture, s’attable devant son deuxième repas en deux heures. Je m’échappe, suivant la piste qui serpente dans la forêt épaisse. A mon retour, l’institutrice fait apporter un seau d’eau pour une douche sur la terrasse de l’école, m’offre un bracelet en poil d’éléphant blanc et prépare le tanaka dont elle m’enduit sans attendre mon avis… Puis nous faisons une partie de foot avec les enfants de l’école maternelle et, dès le repas fini, Maung Lwe me raccompagne à ma chambre dans une nuit noire ; il est dix-neuf heures trente et, sans ma lampe de poche oubliée à Taungoo dans la précipitation du départ, je n’ai qu’à dormir !

Un terrible orage éclate qui illumine le ciel. La pluie me mouille sans que je ne sache d’où vient « la fuite ». Puis le bruit de la pluie s’estompe et les crécelles des insectes prennent le dessus. Le matelas n’est qu’une éponge… tout est trempé. Après le petit déjeuner nous prenons le chemin du retour, accompagnés d’un fonctionnaire des forêts en route pour son rapport sur l’attaque du camp. A 2 reprises, nous traversons la rivière Bago Yoma sur un radeau de bambou : nos pieds au ras de l’eau, nous restons accroupis pour ne pas déséquilibrer l’embarcation. De l’autre côté, nous abordons dans la boue pour rejoindre la route et le village. Aucune camionnette ne part ce soir, mais un villageois nous propose sa moto. À la sortie du village nous croisons un cortège funéraire : un cercueil porté par quatre hommes. Ils poussent de grands cris et semblent lutter, ceux de l’avant tentant de faire marche arrière, les autres luttant, comme si le mort hésitait encore à quitter le village et que les villageois cherchent à le chasser pour que son âme ne reviennent pas les perturber. Je retrouve la Myanmar Ha Hla guest house pour une nuit au sec puis gagne Bago, encore sous l’eau et attrape un bus pour Inlay.