Revenus et salaires insuffisants…

 

Contrôle de l'armée : on passe tous dans le couloir en planches. Photo Marchés d'AsiePhoto Marchés d'Asie.

Contrôle des voyageurs par l’armée, Arakan. Photo Marchés d’Asie.

Les revenus insuffisants poussèrent à la corruption généralisée sous Than Shwe ; le gouvernement ferma les yeux. Une hausse des salaires eut lieu en 2006, insuffisante en regard de l’inflation.
L’enregistrement du lieu de résidence, formalité obligatoire, nécessitait des documents pratiquement impossibles à obtenir ou le paiement d’une amende. À Thanlwin, un résident à payé 50 000 Kyats soit environ 50 €, à Tamwe, 15 000 Kyats, 15 €. L’enregistrement à l’école primaire occasionnait le paiement de 4 à 5 000 Kyats, (4 à 5 €) par enfant, obtenir une copie de ses diplômes, 10 € et l’obtention rapide d’un passeport (200 à 300 €) ; vendre sur le trottoir occasionne le paiement d’une taxe quotidienne, dans l’enseignement, les professeurs organisent des cours privés et payant,

Des campagnes anti-corruption ont eu lieu dans les départements des impôts, douanes et du commerce mais les responsables au plus haut niveau du gouvernement et de l’armée restent intouchables.

En 2015, malgré les hausses des salaires des enseignants, le système de cours du soir payants est toujours de mise, pendant les quels sont dispensée l’essentiel du programme.

En 2017 ont eu lieu des manifestations de milliers de travailleurs demandant la hausse du salaire minimum à 5 600 Ks par jour (contre 3 600 depuis 2015) pour compenser les hausses du niveau de vie. Les salaires minimum sont inférieurs à ceux de la plupart des autres pays d’Asie ; une hausse du salaire minimum éviterait à la Birmanie la fuite de ses travailleurs à l’étranger. Des manifestants font remarquer que beaucoup d’employeurs ne paient pas le salaire minimum mais seulement 1 700 pendant 3 mois aux stagiaires, ou 2 600 Ks à ceux qui sont en période d’essai. Les loyers minimum à Rangoon varient entre 50 et 80 000 Ks par mois, sans salle de bains.