Kengtung

A Kengtung, vous arriverez focrément par avion. La ville est jolie avec son grand marché fréquenté par de nombreux groupes ethniques. Mais venir à Kengtung est souvent l’occasion de marcher vers les villages ethniques Eng, Silver Palaung, Akha,  White et Black Lahu, Thaï Luey, Wa, Shan….
Faites-le avec réflexion ! Ces groupes ethniques sont assaillis par les visites de touristes, même s’il vous semble que vous êtes les premiers à y venir ! Ils manquent de tout : ne leur apportez pas des bonbons ! Discutez de votre visite avec vtre guide, changez de guide s’il le faut, ou renoncez à partir.

Kengtung, la vieille ville. Photo Marchés d'Asie.

Kengtung, la vieille ville. Photo C. Dutilleul

Logement et restaurants

Harry’s guest-house, un peu loin du centre mais pratique car les excursions sont organisées, avec le déjeuner inclu.

Noi Yee Motel, calme et proche du centre, juste à côté du New Keng Tung Hotel, ancienne maison princière qui garde le charme des vieilles maisons.

En revenant du marché, presque en face du Commissariat de police, après le coiffeur, on peut acheter à partir de 11 heures de succulents beignets de légumes.

Puis, en remontant en direction de l’hôtel et sur le même côté, une famille de pakistanais sert, sur deux tables, de très bons lassis.

Restaurant le Shwe Banian tout près de la vieille porte et en face du tombeau du roi. Très bon.

Le marché, tôt le matin, est magnifique. on y trouve de l’artisanat.

Visite des villages : attention,  certains villages sont maintenant visités 4 fois dans la même journée. Bien cadrer le circuit avec la guide (d’autres groupes visiteront-ils le village aujourd’hui ? Quel sera votre impact et que recevront ces gens en échange ?  La plupart des touristes apportent des bonbons, faites utile. Apporter du savon en barre, du désinfectant (bétadine) ou des couvertures car les nuits sont très froides. Si vous apportez des vêtements ou couvertures, sachez que les Eng ne les porteront que s’ils sont noirs, les lahu shi, s’ils sont bleus ou blancs. Renoncez à votre visite si vous doutez.  ! Evitez les photos.

Ba Ka village, Lahu Shi : les villageois disent « Les touristes viennent parfois. Il y en a eu il y a deux jours. Parfois, ils dérangent. Ils ne posent pas de questions, prennent des photos. De notre côté, on est parfois gênés ; on est mal habillés, pas fiers. Le plus important pour nous serait d’avoir des vêtements chauds, des vestes, blanches car si les vêtements ne sont pas blancs, nous ne pouvons pas les porter. »

Kompan village, Lahu Shi : ici, on cultive aussi riz, soja, maïs, arachides. Jusqu’en 2008, on voyait environ un touriste par mois mais maintenant un peu plus. Leur passage n’apporte rien, ils prennent des photos et s’en vont. Eux aussi aimeraient avoir des vêtements chauds blancs, sinon ils ne peuvent pas les utiliser.

Loï Mwe, village Akha, Bamar, chinois et Lahu. On cultive le riz de montagne, le soja, les haricots, les avocats. Les touristes commencent à venir ; il y a ici un hôtel gouvernemental à réserver à Mandalay  d’où l’on envoie le personnel nécessaire en fonction des réservations.

Woua Nyè,  village, Loey, bouddhistes : des familles sont parties en ville à Mong La dans l’espoir d’une vie plus facile. On cultive le riz de montagne, les légumes et les champs sont à quinze minutes de marche

Hou Chin N° 4, village Akha animiste : pour accèder au village, il faut emprunter la route construite par les Wa qui demandent un prix de péage de 4 000 Kyats par voiture pour environ 12 km. Au niveau des magasins et restaurants, continuer à pied en prenant sur la droite. Le village fait partie d’un ensemble de quatre villages Akha, n° 1, 2, 3, et 4. Deux villages sont animistes, l’un est chrétien et l’autre bouddhiste ; ils partagent une école.

Les femmes brodent… pour vendre aux touristes qui passent. Les villageois cultivent riz, haricots, et font du vin de riz avec un alambic en bambou. Un litre se vend entre 700 et 1 000 Kyats.

Hou Chin N° 1, village Akha : population catholique, plus de 40 maisons. Font de l’artisanat, de l’alcool de riz vendu au village ou sur la route.

Ba Pe village Akha : les villageois vivent de l’agriculture et font de l’artisanat pour les touristes qui passent.

Pang Leu, village Eng : Ici, on cultive le riz de montagne, les arachides, concombres, soja…Depuis cette année, les femmes se sont lancées dans l’artisanat qu’elles vendent aux touristes ce qui a changé leur vie. Les villageois disent avoir besoin de couvertures car il fait très froid.

Noun Syan, village Akha : 16 maisons. Les villageois vivent de l’agriculture et font de l’artisanat pour les touristes. Ils cultivent riz des montagnes, bananes, poivre, pois, arachides. Depuis que les touristes viennent et achètent parfois l’artisanat leur vie est plus facile, mais ils regrettent qu’il n’y ait pas de moto au village, ni de télévision, parce que les gens aimeraient voir des films ou du foot avec les enfants.

Le grand Bouddha surplombant la ville. Photo Marchés d'Asie.

Le grand Bouddha  Photo C. Dutilleul

Pour en savoir plus :

• La Birmanie, théâtre de la seconde guerre mondiale
• Les priorités du gouvernement
• Le bouddhisme, valeur de la nation
• Riziculture
• Le chamane pour rétablir l’ordre
• Un bonnet pour protéger l’âme
• Les migrants de Birmanie
• Un développement qui profite à tous, Salween
• Les groupes ethniques