Bagan

 

La pagode Ananda. Photo Marchés d'Asie.

La pagode Ananda. Photo Marchés d’Asie.

Préservation de la zone archéologique ou main mise sur le terrain ?

Avant Bagan commencent les falaises crayeuses et les temples. Le soleil baisse lorsque nous accostons à Bagan ; un trishaw m’emmène à l’Eden Motel. La chambre est grande, dispose de climatisation et d’une salle de bains, mais la fenêtre donne sur un couloir triste et bruyant et pour toute décoration, onze interrupteurs sont vissés sur les murs. Le petit déjeuner, à sept heures se prend sur la terrasse qui domine la rue bruyante menant au marché.

2017

Bagan est étendue. Louer un vélo est une bonne façon de visiter à son rythme, la calèche, un moyen facile de voir un maximum de choses ; faire travailler les calèches, c’est les soutenir ! Les chauffeurs vous feront profiter de leurs meilleures adresses. Le droit d’entrée sur la zone archéologique est passée, en 2016 à 25 $.

Massages : Daw Yin Aye, 6 000 Kyats/h, dans la rue Thiripytsaya, juste après vieux zedi. Au croisement sur la gauche, un petit panneau bleu indique la maison.

Laques : Pour une bonne laque, il faut visiter les ateliers de Mynkaba, connaitre la fabrication traditionnelle, vérifier le nombre de couches de laques, la qualité de la laque, poncée à l’ancienne…Au final, une laque très bon marché est rarement de bonne qualité. Mon adresse : Shwe La Aung, près du pont.

Guest-houses, hôtels
Winner guest house, 18 $ très bon rapport qualité/prix.
New life Motel, à côté du Thanté Hotel 25 $.
Thanté Hôtel,single, piscine, 50 $
Shwe Na Di Guest House, single ss sdb ni pt déj  10$
May Kha Lar,single, Main road, 13 000 Ks
New Park Hotel, rue Tiripytsaya, bloc 4, single 25 $
Tha Pye Nyo Guest house, Myoma road, single 15 $

Restaurants :
Spice, rue Thiripytsaya, délicieux !
Restaurant Golden land dans la même rue, pour goûter la salade de thé, de gingembre ou de citron
The Moon près de la porte Tharaba, menu végétarien dans un joli jardin. Fermé le mercredi, très prisé, on attend !
Bon café à Bagan Regalia Thyripyi tsaya lan et au Nation,

Transports:
1 jour de location vélo 1 200 Ks
Minibus de Pakkoku pour Bagan porte à porte 7000 Ks
Minibus pour Taungyi, 15 000 kyats, porte à porte
Bateau gouvernemental pour Mandalay samedis et mercredis, 15 $, sinon, compagnie privée et 35 $.

Ballade pour voir la vie d’un quartier à Bagan : prendre la rue qui part du Winner, à gauche, vers le fleuve puis longer la grand-route. Vous traversez un quartier très vivant.
Autre quartier intéressant entre le marché et le fleuve. Vous tomberez sur ces ateliers qui transforment les haricots (Zi Kouet Poun Yè Essi) : le feu est alimenté par les cosses d’arachides, les haricots bouillis transformés en pâte. Les villageois viennent acheter sur place.
Ailleurs, on fait de l’huile d’arachides, pressées jusqu’à ce qu’il ne reste que de la matière sèche, pressée alors dans des moules et vendues pour l‘alimentation du bétail.

Ballade pour voir la vie d’un quartier à Bagan : prendre la rue qui part du Winner, à gauche, vers le fleuve puis longer la grand route. Vous traversez un quartier très vivant. Un autre quartier intéressant est celui, entre le marché et le fleuve. En le sillonnant, vous tomberez sur ces ateliers qui transforment les haricots (Zi Kouet Poun Yè Essi) : là, le feu est alimenté par les cosses d’arachides, es haricots bouillis puis transformés en pâte. Les villageois viennent acheter sur place. Ailleurs, on fait de l’huile d’arachides, pressées jusqu’à ce qu’il ne reste que de la matière sèche, pressée alors dans des moules et vendues pour l‘alimentation du bétail.

Voir les temples : Bagan est étendue, la plaine sablonneuse et chaude. Si louer un vélo est une bonne façon de rester autonome, de visiter à son rythme, la calèche est un moyen facile et agréable de voir un maximum de choses. Les calèches sont nombreuses et attendent les touristes. Les faire travailler, c’est les soutenir ! En échange, ils vous feront profiter de leurs meilleurs adresses, points de vue du soleil couchant, restaurants…

Massages : Daw Yin Aye, 6 000 Kyats pour une heure, dans la rue Thiripytsaya  des restaurants pour les touristes, juste après vieux zedi. Au croisement sur la gauche, un petit panneau bleu indique la maison de la masseuse, à gauche.

Laques : celles qui sont très bon marché, que l’on trouve dans les pagodes ou sur la marché ne sont pas de bonnes qualité. Pour une bonne laque, il faut visiter les ateliers de Mynkaba, comprendre la fabrication avant d’acheter, vérifier le nombre de couches de laques, de la qualité de la laque, poncée à l’ancienne, avec de la cendre… Au final, une laque très bon marché est rarement une laque de bonne qualité. Mon adresse : Shwe La Aung, près du pont.

Remonter le fleuve en bateau pour découvrir d’autres pagodes, mais aussi voir les falaises, la vie de la campagne et le coucher de soleil sur le fleuve. Nuaung U : 10000 K pour la location d’un bateau jusqu’au temple de Kyaukku. Long corridor que l’on suit grâce aux bougies allumées par le gardien, niches de méditation dont certaines ne permettent même pas de se tenir assis. La même excursion permet la visite au monastère de Kondawgyi.

Pour 3000 K de plus, on vous proposera de traverser le fleuve. A faire au coucher du soleil. Joli village.

Mynkaba

Joli village qui mérite qu’on le visite sans se limiter à un atelier sur le bord de la route ! Vous y verrez la vie d’un village, la différence des techniques utilisées dans les ateliers. Vous comprendrez les différences entre les qualités de laque…
Coucher du soleil privé sur le toît de la Lé Myeikna Paya, la pagode aux 4 visages. A l’entrée, un petit escalier raide monte sur la première terrasse. La vue est magnifique sur la plaine.
De bonnes maisons de thé vous accueilleront sur le bord de la route.

Entre Mandalay et Bagan, une bonne option consiste à descendre du bus ou du bateau, à Pakkoku, et d’y passer une journée. Une demi-heure en bus ou taxi suffira ensuite à rejoindre Bagan. La ville est jolie, le marché animé, le bord du fleuve magnifique. En saison des pluies, il est facile de trouver un bateau pour rejoindre Bagan.

Mont Popa : départ 8 h 30, retour 15 h , 4000 K.
Pour Salay, mieux vaut chercher quelques touristes et remplir une voiture louée que de prendre les transports en commun. Sur la route à Chauk, on peut voir l’exploitation du pétrole. En chemin, culture des palmiers à sucre. A goûter, avec un thé vert.

Je file à pied à Shwedagon. Une foule de vendeurs se sont installés dans l’allée couverte qui mène à la pagode : laques bon marché, jouets d’enfants en pâte à papier, peintures sur tissu, articles de pagode… Juste derrière, je négocie une carriole à cheval pour deux jours et demi. Nous partons à Bagan Myothit : ville nouvelle et triste, sans ombre et sans vie ! C’est là que je déjeune après d’innombrables arrêts près de pagodes et du fleuve. Le cocher qui se fait appeler «number twenty», du numéro de sa voiture, est assis à l’entrée ; il fait emballer dans un sac plastique pour sa famille le repas que je lui fais apporter. Nous passons la porte Tharaba. De chaque côté, dans une niche, trônent les statues de deux nats : Le Magnifique et sa sœur, La Dame au Visage d’Or qui montent la garde fièrement à l’entrée de la ville.

Photo Marchés d'Asie.

Photo Marchés d’Asie.

L’or de la coupole d’Ananda paya brille sous le soleil. Un enfant me guide avec une lampe de poche et me montre sur un mur la peinture des portugais arrivant avec leurs caravelles. A dix-sept heures, je retrouve Monica et José, touristes espagnols, à l’hôtel Thripytsaya qui contraste avec mon hôtel routard ! La piscine fait face au fleuve ; le punch que nous buvons revient à trois nuits à l’Eden Motel et un mois de salaire d’un trishaw ! Mais je savoure ce moment où nous échangeons sur nos rencontres, notre façon de voyager et ce pays…. Nous rentrons à la nuit tombée, jusque chez Daw Aye Winn, la masseuse. Elle me fait attendre sur le banc à l’entrée de sa maison, le temps d’arranger une natte en coton et un oreiller puis me fait monter. Les enfants viennent à la fenêtre et discutent. Après le repas pris dans la rue, la nuit est noire, sans lune. Je ne trouve plus ni taxi, ni carriole sur la route et rentre à pied ; les lampadaires espacés laissent de grandes zones obscures sous les arbres. De loin, je suis des yeux Ananda Paya, illuminée, puis Shwezigon.

Le lendemain, je retrouve «number twenty» derrière Ananda et nous commençons par un détour chez lui, pour prendre une photo de la famille, puis nous longeons le golf. Les champs sont plantés de vigne, de manguiers, et de tchè sau pin, censé produire du biocarburant et dont le gouvernement impose à présent la plantation. Quelques champs fournissent le fourrage aux centaines de chevaux de la ville. La végétation naturelle se limite aux flamboyants, épineux et acacias. Les temples du Nord sont peu fréquentés. Pourtant, dés qu’une carriole s’arrête, quelques vendeurs arrivent portant leur stock de souvenirs sur leur porte bagage, et qui déballent pendant que je visite. À Alo Pyi Paya, une jeune fille me montre, dans un recoin, un escalier fait de très hautes marches sur lesquelles je ne peux poser que le bout des pieds. Une terrasse entoure le dôme ; la vue sur la plaine est large et belle. Encouragée par mon pourboire, elle grimpe dans la carriole jusqu’au Patho Dhammayangyi et m’entraîne sur la terrasse accessible là aussi par un étroit escalier. Puis c’est l’heure du coucher du soleil à Ook Kyong Gyi : bâtisse rectangulaire, en briques, percée de fenêtres étroites qui servait autrefois de monastère. Accéder à la terrasse, sur le toit, est acrobatique. Les marches ne font guère plus de dix centimètres de large et leur hauteur m’oblige à m’aider des mains.

Salay. Photo Marchés d'Asie.

Salay. Photo Marchés d’Asie.

Le jour suivant, je partage une voiture pour Salay avec deux espagnols. Nous traversons de beaux villages ombragés par une voûte d’acacias, puis changeons de district et payons la taxe de sortie… et, cent mètres plus loin, celle d’entrée dans le district de Chauk ! Le paysage change devient aride et désolé ; rien ne pousse d’autre que quelques épineux. On exploite ici le pétrole depuis bien longtemps. D’antiques trépieds parsèment le paysage et des pompes, dans leur lent mouvement de va et vient, remontent le pétrole acheminé à la ville par un mince tuyau qui court le long de la route. Les murs de la ville couverts de grands panneaux « Attention au feu » !

Transports en commun pour Salay. Photo Marchés d'Asie.

Transports en commun pour Salay. Photo Marchés d’Asie.

Puis, voilà Salay, petite ville tranquille et poussiéreuse abritant quelques 35 monastères. Au musée, installé dans un monastère ancien, il nous faut nous faire enregistrer, et donner 5 $ ; le prix comprend un guide qui nous emmène voir le gros Bouddha de laque (4,5 m entre les genoux précise le guide, ce qui me semble à peu près son seul intérêt !) et, pour nous prouver la particularité de cette fabrication, 100 % bambou ; on nous invite à nous glisser par une petite trappe dans le dos de la statue puis à nous allonger sur le sol, et à constater par nous-mêmes. Puis, au monastère adjacent, le moine nous offre thé et frites, et nous montre sa magnifique bibliothèque dont tous les carreaux sont peints de jataka, vies anciennes de Bouddha.

Détail d'une peinture sur verre, Salay. Photo Marchés d'Asie.

Détail d’une peinture sur verre, Salay. Photo Marchés d’Asie.

Pour mon dernier jour ici, je me lève tôt et pars en carriole à cheval faire le tour des temples cavernes, au Nord : Tami Whet Umin, Hmyatha Umin, Kyansittha Umin (11e siècle) : enceinte carrée, nombreux couloirs et cellules. Un jeune vient m’ouvrir, me propose une lampe de poche et me décrit les peintures : mongols attaquant Bagan, plus loin dansant. Je passe les dernières heures dans la piscine avant que le bus «Prince de Bagan» ne m’emmène dans un nuage de poussière après avoir acheté provision de noix de bétel et des fleurs fraîches que le chauffeur accroche au rétroviseur. Deux chauffeurs se relaient, et deux jeunes « à tout faire » ont pour mission principale de parler au chauffeur pour lui éviter de s’endormir. Mon siège est défoncé, et mon voisin assied entre nous un petit garçon de sept ans ! L’air frais du climatiseur ne dépasse pas le siège du chauffeur ! En dix-huit heures nous atteignons Rangoon…

En 1991, la population a été contrainte de quitter la zone archéologique pour la laisser aux touristes. Mais depuis, de nombreux hôtels se sont construits et le prix des terrains s’en envolé à Bagan. 1 acre de terrain à Bagan en 2006 valait 50 000 $, et tout est acheté par les gradés de l’armée ou leur famille.

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