1 sac de riz = 1 jardin

L’idée était de remercier les gens qui avaient répondu à l’enquête sur les revenus, parfois en prenant des risques à parler avec des étrangers. Nous avions apporté des graines de France ; l’envie de cultiver était grande mais parfois, les gens disaient ne pas disposer de terrain, ne pas avoir le droit de planter…

Les revenus annoncés pendant l’enquête étaient très bas et ne permettaient pas à une famille n’ayant qu’un revenu de se nourrir correctement. Dans les campagnes, toutes les familles ont un terrain ou un petit jardin permettant la culture de légumes. En ville, quand il y a un bout de terrain, il est aujourd’hui, envahi par les plastiques…

A la distribution de graines, s’est substituée celle d’un kit de jardinage : un sac de riz à remplir de terre, un outil, des graines, accompagné d’un mode d’emploi illustré. C’est Alain Leray qui a réalisé tous les dessins dont nous disposons des droits. Pour mettre les gens en situation d’acteurs, nous leur proposons de prendre au moins deux kits de jardinage, d’en garder un et de le planter, et de donner le second à une personne de leur choix.  D’une année sur l’autre, on nous donne des nouvelles : « Viens voir mon concombre amer ! » « Mon frère est parti en Malaisie, il a emporté son kit et planté, ça pousse très bien ! »…

dessins compost.indd

850 kits de jardinage ont été distribués dans les villes entre 2008 et 2012 et de très nombreux paquets de graines ont été distribués en milieu rural. Nous donnons le kit sans restriction, à la condition que les gens en prennent au moins deux (ils en gardent un et en donnent un à quelqu’un de leur choix).

Depuis, les graines continuent à être données, support aux discussions sur l’attention portée à l’environnement, démarrage d’un atelier de compostage, recyclage ou crochetage de sacs plastiques.

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

• La parole aux précaires
• L’enjeu du foncier
• La riziculture
• Un pays riche, beaucoup de pauvres