Pakkoku

Transport du bambou

Transport du bambou. Photo Marchés d’Asie.

Une terrasse sur le fleuve

Ici, on tisse les grandes couvertures aux couleurs vives et les petites serviettes à carreaux que l’on trouve dans toute la Birmanie. C’est aussi la région du tanaka, vendu massivement au marché, à essayer !
Tout près, à Chauk, on fabrique  les petits bonbons « tamarind flakes », minces pastilles de tamarind sucré et plié dans un petit papier de soie.

Adresses 2017

Pakokku est encore réputée pour ses tissages de couvertures en coton, torchons aux couleurs vives. Près du stade, nombreux ateliers

Restaurant
City Daw Ei Yé Tha Mha,
lassis, jus de fruits, glaces… propre et excellent, Myoma road

Guest-house
Chambre à la Mya Yatanar, single fan + sdb  9 000 Ks, repas possible sur demande.
Chambre à la Tha Pye Nyo, 68 Myoma road, single sdb ext, air con 15 $ ou 20 $ double.

Transport
Trajet Pakkoku / Bagan,
départ toutes les heures 1 000 Ks, arrêt à la gare routière de Bagan ou bien camionnette jusqu’à Nyaung U. Bateau pour Bagan uniquement en saison des pluies.
MandalayPakkoku, départ de Thiri Mandalay (500 Kyats en moto depuis l’hôtel), billet 3 500 Kyats, départ  7 heures, arrivée 13 h 30.

 

Le jardin mène, très vite, à la rive de l’Irrawaddy. en ce moment, c’est la fin de la saison sèche, et le niveau de l’eau, très bas, ne permet  la navigation que des bateaux à fond plat. Au premier étage, ce sont les chambres, rustiques ! Mais, au bout du couloir, une porte donne sur la terrasse, face au fleuve, grandiose.
Tuk tuk à 25 000 pour aller à Bagan Gyi Myo Ahaung, ville ancienne datant du roi Alaungsithu et des deux monastères en teck: l’un est totalement abandonné, pourtant magnifique. Un banian pousse à l’intérieur d’un pilier en teck et a fait éclater le bois. L’autre est en cours de rénovation 5000 kyats à payer.

La région vit du tissage, de la culture irriguée du riz, de la culture du tabac et des fabriques de cigarettes et de Tamarind flakes.

J’aime Pakkoku, grande ville restée traditionnelle malgré quelques banques construites sur plusieurs étages, dénaturant un peu la ville. De très  nombreux monastères jalonnent les rues de la ville, et  les villages aussi. C’est ici qu’ont démarré les grandes manifestations de 2008, contre la hausse des prix. A la maison de thé, une vielle dame est assise, enduite de tanaka, le peigne dans les cheveux ; elle égrène son chapelet.
Ici, dès que l’occasion se présente, j’engage la discussion avec les agriculteurs, pousse au compostage, au recyclage et au ramassage de plastique, j’organise un atelier pour crocheter les sacs récupérés… et tout se termine par une distribution de graines bio apportées de France.
Le chauffeur m’emmène chez lui : il a de l’espace et veut bien aussi des graines, puis il demande grâce : il fait si chaud. Il me laisse à la City daw Ei Yé tha Mha, le glacier de la ville.

A la tombée du jour, nous pistons les ateliers de tissages de ces grandes couvertures réversibles aux couleurs vives. Dans la rue du stade, nous en trouvons deux. Les filles tissent tous les jours, sans exception et font une à deux couvertures par jour. Pour un longy Kachin, il faut compter trois jours. J’achète un longy Kachin et un de ces tissages à  carreaux dont on fait ici les serviettes « à tout faire », nettoyer les tables ou s’essuyer la bouche ! Achat de couvertures doubles 7 500 Kyats ou simple, 5 000 Kyats.

Puis nous découvrons la fabrique de bonbons et jus de tamarind Shwe Hle Tsey. Les flocons sont faits  à Chauk et pas ici, mais les petits bonbons ronds sortes de pâtes de fruits et le sirop, sont excellents. Le tamarind est lavé puis cuit, le jus récupéré puis recuit avec du sucre avant d’être mis en bouteille. La pâte restante est nettoyée de toutes les graines, recuite avec du sucre, roulée en boule et séchée au soleil. Après la douche, un oiseau frappe à la fenêtre … Le même qu’hier et ce matin ? J’ouvre grand les deux battants, et il revient, sur le bord interne de la fenêtre, observe et chante….