Maisons de thé

 

Maison de thé

Maison de thé. Photo Marchés d’Asie

Une fois trouvé un logement pour la nuit, j’obéis à un rituel : celui de l’exploration de la ville par la marche et les maisons de thé. Parfois, ce sont seulement quelques tables basses, entourées de quatre tabourets miniatures sont installés sur le trottoir. Certaines maisons de thé ouvrent au lever du jour, d’autres en même temps que le marché, de telle sorte qu’il y en a toujours une d’ouverte pour accueillir les clients avant le départ d’un bateau ou pour attendre un bus.

Si l’endroit est animé, c’est le signe que le thé y est bon, qu’il offre des en-cas fraichement frits : samossas, palatas, puris. Les hommes ont la curieuse habitude de se tenir sur le tabouret, assis sur leurs talons. Sur chaque table sont posées autant d’assiettes que de spécialités à grignoter, un présentoir en tôle contenant quatre cigarettes et un thermos de thé vert. Au moment de payer, on regarde ce qu’il manque dans les assiettes ; le thé vert est toujours offert ; le thé rouge, préparé très fort et mélangé à du lait concentré et sucré, est servi dans une tasse ou un verre posés sur une sous-tasse. Les birmans vident par étapes le contenu de leur tasse dans la sous-tasse et boivent leur thé à la sous-tasse.