1 outil de travail = 1 revenu

1 presse à canne, quelques tabourets et une table.

1 presse à canne, des tabourets, 1 table. Photo Marchés d’Asie.

La plupart du temps, tailleurs et chauffeurs de trishaw, (vélo- taxis) ne sont pas propriétaires de leur outil de travail. Ils paient pour la location (véhicule ou machine à coudre 600 Ks / jour. Une fois déduite cette location, il reste au chauffeur entre 2 000 à 2 500 Kyats, insuffisants pour nourrir une famille.

L’idée était de permettre le financement de l’outil qui serait remboursé, à taux zéro, à un rythme choisi. Le montant ne devait pas peser sur la famille, et le remboursement pouvait se faire en service rendu ou, par exemple, en sac de riz porté selon un planning défini, à un orphelinat.

Nous avons financé 15 outils de travail, essentiellement vélo-taxi (trishaw) ou machine à coudre. Le prix d’un trishaw est d’environ 200 euros. Pour une machine à coudre, une bonne machine coûte le même prix qu’un trishaw. Avant l’achat de l’outil de travail, un contrat écrit est signé, annoté au fur et à mesure des remboursements.

En cas de problème (maladie…), le remboursement peut être suspendu. L’aide fournie par l’association ne fait pas d’eux des gens riches, mais les sortent souvent de la précarité.
80 % des outils de travail ont été payés et tous les bénéficiaires disent que le fait d’être devenus propriétaires de leur outil de travail a facilité la vie de la famille.

Pour en savoir plus :

• La parole aux précaires
• Les priorités du gouvernement
• Les privilégiés
• Le système éducatif en Birmanie
• Le travail forcé
• Fiche biographique de Than Shwe
Revenus et salaires insuffisants
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