Trek à Chaukmè

Village Palaung. Photo Marchés d'Asie.

Village Palaung. Photo Marchés d’Asie.

 De Rangoon, un bus direct part à 19 heures (en classe VIP), un petit déjeuner est servi à minuit  et laisse les passagers dans la nuit, au croisement avec la route de Lashio. 

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Mes informations, décembre 2015

Billet de bus Rangoon /Chaukmè, 16 000 Kyats, direct : aller directement acheter votre billet au stade ; départ 17 heures, arrivée 6 heures le matin.
Attention : les combats se poursuivent et certaines zones sont inaccessibles. De plus, les deux guides, Naing Naing et Joy ne suffisent plus et sont souvent réservés par les agences.
Moto à Chaukmè avec chauffeur 12 000 Kyats. Ballade à Main Pain, puis Myesaine Kaw. Usine à thé en route, achat possible.

Bus entre Chaukmè et Mandalay : minibus à 7500 Kyats, porte à porte. Ou bus à 3 500 kyat. 5 heures, arrêt à Pyi Oo Lwin.

Northern rock guest-house, single simple, ­6 000 Ks  la single. Les chambres les moins chères sont des sortes de boites fermées par une moustiquaire. Salle de bains communes.
Petit déjeuner au Thiri Pyitsayar, excellent, bon service.

Cuisine locale Aji Yua : prendre la direction de la gare des bus. Avant la voie ferrée, prendre la route sur la droite. A 20 m, sur la droite, une maison en bambou. On peut manger ici de la soupe poivrée à l’écorce d’un arbre fruitier, du riz jaune, ou des champignons au riz, cuit dans une feuille de bananier.
En ville, sur le côté du marché, plusieurs restaurants : le Sein côtoie le Yunnan et, en face, le Pann cherry.

En treck, visite de l’usine à thé Parami.

C’est la saison de la cueillette du thé dans les villages Palaung : les femmes pincent les bourgeons qu’elles mettent dans de grands paniers et rentrent le soir chargées. Dès le matin, les chevaux sont chargés et les hommes emmènent la récolte à l’usine. Nous dormons le premier soir dans une grande maison Palaung. Le repas, préparé par le guide, est pris avant celui de la famille. Puis, très vite, à 18 h 30 vient l’extinction des feux ! Le froid monte, j’écoute les cloches des vaches. Le sommeil vient, jusqu’à ce que Naing Naing me réveille pour me dire de changer de sens… jamais la tête à l’ouest me dit-il !

Après un petit déjeuner de riz blanc et de thé, nous partons. Il pleut et ça glisse : nos chaussures amassent l’argile et deviennent si lourdes qu’il faut les taper pour faire tomber les plaques de terre. Mon guide, ancien soldat reconverti à la fin des hostilités dans la région en taxi moto et infirmier itinérant, visite en chemin les malades signalés. Nous visitons une fabrique de salade de thé : les feuilles ébouillantées, triées, stockées pour de longues semaines de fermentation dans d’immenses paniers en bambou, puis mises en sacs, entassés les uns sur les autres pour s’égoutter avant la vente à Mandalay. Le retour se fait sous une pluie fine.

 

Le lendemain, c’est à moto que nous poursuivons la visite des villages en direction de Mogok. La route est magnifique ! Nous suivons 4 motos surchargées. C’est comme ça que les jeunes espèrent faire fortune : avec 300 dollars, ils achètent une moto chinoise, la surchargent de marchandises prisées, et prennent la route. La hauteur du chargement est impressionnante ! Si tout se passe bien, en 2 voyages et la vente du stock à Mogok, ils pourront racheter une seconde moto…. 4 motos se suivent… au premier pont en bambou, ça passe ou ça casse… L’une d’elle s’est renversée ; il faut 4 personnes pour la remettre droite… et puis la caravane repart…
Nous rentrons par les sources chaudes : deux grands bassins. Nous passons la construction du pipe et du gazoduc entre l’Arakan et la Chine. Les gens sont inquiets de ce projet au bénéfice exclusif de la Chine pour 30 ans… occasionnant déjà expropriations et forte présence de l’armée. Je suis invitée au dîner ; nous discutons du métier de guide, de l’impact du tourisme massif qui se pointe et des actions de l’association.

Chaukmè vit de l’agriculture, du thé surtout, transformé en salade ou séché. Au cours des trek, on peut visiter les usines. Mais tout le quartier chinois vit de la fabrication du papier de bambou : de grandes feuilles jaunes, pliées, coupées à la main en ribambelles de carrés réguliers, marqués ensuite à la presse, et qui partent ensuite en Chine. Il suffit de jeter un œil à l’entrée des cours pour voir les bambous savamment installés à sécher au soleil. Dans le même quartier, plus loin, ce sont de jeunes garçons qui, sans aucune protection, martèlent les feuilles de plomb jusqu’à la forme parfaite du carré et l’épaisseur requise, vendues ensuite comme « feuilles d’argent » dans les pagodes !

Brûlis. Photo Marchés d\\\'Asie.Brûlis. Photo Marchés d’Asie.