Rangoon fin 2025

Cette année, il était impossible de voyager dans le pays. Partout sauf à Rangoon, les affrontements sont incessants.

Mes déplacements se sont limités à Dalla, de l’autre côté du delta. J’y ai mené les actions de l’association mais l’armée est venue me demander de quitter les lieux. J’ai pu aller dans un village à soixante kilomètres au Nord de Rangoon avec une amie birmane dans son village.

La situation est tendue ; les gens boycottent le recensement en prévision des élections. Le marché est quasiment fermé, vide, désert.

En raison de l’insécurité qui vise les investissements chinois, une loi à été votée en février autorisant d’anciens soldats chinois à venir en Birmanie assurer la sécurité de ces investissements. Cette présence militaire est très mal ressentie par les Birmans.

Les élections ont eu lieu fin décembre, malgré le très grand nombre de personnes déplacées. Avec la modification de la loi électorale, les Birmans se sont désintéressés du scrutin et les pays occidentaux ont qualifié les élections de simulacre. Sans révéler le nombre de participants au scrutin, la junte a donné le résultat de 80 % des suffrages en sa faveur.